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En juillet, j’ai quitté Denver, ma femme et nos deux petites filles pour me rendre à Dilley, au Texas. Je devais rejoindre un groupe de bénévoles qui aident les migrantes en détention à constituer leur dossier de demande d’asile. Je ne suis pas juriste, mais je parle espagnol et j’ai de l’expérience dans le social. Notre tâche consistait à les aider à se préparer pour leur entretien avec les fonctionnaires qui se chargeaient des demandes d’asile, ou à anticiper leurs demandes de nouvel entretien.

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Certaines des femmes avec lesquelles j’ai travaillé au South Texas Family Residential Center de Dilley, le plus grand centre de rétention aux Etats-Unis, étaient séparées de leurs enfants depuis déjà deux mois et demi, à cause d’une mesure prise par le gouvernement de Donald Trump en avril, qui consistait à détenir et séparer systématiquement les familles de clandestins, afin de dissuader d’autres migrants de suivre leur exemple. Bien que les séparations aient cessé suite au tollé général qu’a provoqué cette mesure, des centaines de familles n’ont toujours pas été réunies (dont une bonne vingtaine d’enfants âgés de moins de cinq ans), les familles sont plus touchées que les adultes ayant franchi la frontière seuls, et le traumatisme qu’inflige notre gouvernement à ces femmes et à ces enfants aura pour eux des conséquences à vie.

Entendons-nous bien: cette mesure consiste à faire souffrir délibérément des femmes et des enfants pour que d’autres ne tentent pas à leur tour de fuir des conditions de vie dangereuses en venant chercher refuge aux États-Unis. Je me suis ralliée à cette cause, car je me suis sentie obligée de faire quelque chose pour résoudre la crise humanitaire qu’ont créée ces politiques injustes qui ne visent qu’un seul but: punir des êtres humains d’être pauvres et de sexe féminin, d’avoir eu l’audace d’être nés dans un « pays de merde » et de ne pas y être restés.

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J’ai voyagé avec un groupe de femmes extraordinaires, rassemblées par Carolina, une avocate spécialisée en droit de l’immigration originaire de Brooklyn, débordante d’énergie. Les autres bénévoles étaient pour la plupart hispano-américaines ou des femmes dont l’histoire faisait écho à ce projet. Cette expérience nous a beaucoup rapprochées: nous nous rassemblions tous les soirs pour parler de ce que nous vivions et tenter de nous armer pour le lendemain. Deux religieuses qui approchaient des 80 ans se relayaient douze heures par jour à nos côtés. L’une d’elles a le mieux résumé cette expérience, un matin, tandis que nous pénétrions dans le centre: « Ce qui se passe ici me fait douter de l’existence de Dieu. »

Je suis toujours admirative de la résilience dont j’ai été témoin. Beaucoup de femmes que j’ai rencontrées avaient passé plus de deux semaines sans même savoir où étaient leurs enfants. La plupart avaient été violées, martyrisées, menacées ou battues – les quatre, dans de nombreux cas – dans leur pays d’origine (majoritairement le Honduras et le Guatemala). Elles sont venues chercher refuge aux États-Unis, fuyant des atrocités sans nom, en suivant la procédure de demande d’asile reconnue dans le monde entier. Pour leur « crime », elles ont été incarcérées avec des centaines d’autres femmes et d’enfants dans un centre communément appelé la hielera (« la glacière », des cellules en béton sans aucune intimité où règne un froid glacial, dans lesquelles les familles dorment à même le sol avec de simples couvertures d’urgence en Mylar pour les réchauffer) ou un autre, la perrera (« le chenil », où les gens vivent dans des cages grillagées). Leurs enfants leur ont été arrachés, ils ont été insultés, ils ont reçu des coups de pied, ont les a aspergés d’eau, on leur a donné de la nourriture glacée à manger et refusé tout soin médical. Pourtant, ces femmes sont celles qui ont eu de la chance car, avec cette première mise à l’épreuve, elles ont su prouver leur volonté à rester dans le pays.

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Les unes après les autres, toutes m’ont décrit la même scène: quand elles étaient séparées de leurs enfants – avant de savoir où ils étaient ni même s’ils allaient bien –, elles ont été rassemblées dans une pièce où des agents de l’Immigration and Customs Enforcement (l’ICE, en charge du contrôle des frontières) leur ont tendu des documents en leur disant: « Signez ça et vous pourrez revoir vos enfants. » Ces papiers étaient des documents juridiques par lesquels ces femmes renonçaient à leur demande d’asile et acceptaient de quitter volontairement le pays. Celles qui ont accepté de signer ont été déportées sur-le-champ, souvent sans leurs enfants. Les autres ont passé un faux « credible-fear interview » (l’entretien censé justifier du risque crédible de persécutions, qui constitue la première étape de la procédure d’asile), pour lequel elles n’étaient pas préparées, ni même informées des critères à remplir.

Ces femmes étaient folles d’inquiétude, ne sachant pas ce que l’ICE avait fait de leurs enfants ni si elles les reverraient un jour. Leur entretien a été effectué par téléphone, avec l’aide d’un interprète, également en ligne. L’officier de protection leur posait une série de questions toutes faites, auxquelles elles ne pouvaient souvent répondre que: « Où est mon enfant? Qu’avez-vous fait de mon enfant? » Si elles commençaient à donner une explication, on leur coupait la parole. Sans surprise, elles ont presque toutes reçu une réponse négative, ce qui était le but de cette mesure. Malgré tout, ces femmes n’ont pas baissé les bras.

Au terme d’une bataille juridique, mes clientes ont retrouvé leurs enfants et ont eu la chance d’avoir droit à une aide juridictionnelle gratuite (la plupart ne l’ont pas) par le biais du CARA Pro Bono Project. Elles sont arrivées en état de choc, l’air épuisé mais déterminé. Certains enfants s’accrochaient à leur mère, effrayés à l’idée d’être séparés ne serait-ce que quelques minutes, ce qui rendait très difficile pour elles le moment de raconter leur histoire, souvent faite de sévices sexuels, de menaces de mort et de violence conjugale. D’autres petits avaient le regard perdu dans le vide ou dormaient sur des chaises en plastique, épuisés après des nuits sans sommeil ou remplies de cauchemars. D’autres encore couraient frénétiquement en tout sens dans la caravane où se déroulait la visite de l’assistance juridique. Mais certains enfants ont fait montre d’une résilience extraordinaire: ils nous souriaient, nous montraient les quelques mots d’anglais qu’ils connaissaient, nous faisaient des dessins de montagnes, de rivières et de jolies maisonnettes. Ils nous demandaient des autocollants ou des coloriages, fabriquaient des bracelets avec des trombones. Nous n’étions pas autorisées à leur donner quoi que ce soit, ni bonbons, ni jouets, ni livres. Nous n’avions pas le droit de les prendre dans nos bras, ni leurs mères, même quand elles pleuraient sans pouvoir s’arrêter après nous avoir raconté leur calvaire dans les moindres détails.

Au milieu de ce chaos, en dépit de toute cette désolation, l’humanité de ces femmes transparaissait. L’une de mes clientes et son fils, qui avaient fait le voyage depuis le Guatemala, ont pris beaucoup de plaisir à m’enseigner quelques mots de leur langue, le mam. Cette femme m’a notamment appris le mot « courageux » – hao-tuitz – et, chaque fois que notre tâche se compliquait, nous nous le répétions en guise d’encouragement. Ces leçons constituaient une parenthèse bienvenue dans la journée. Le reste du temps, nous passions en revue les diverses expériences qui les avaient poussés à fuir leur pays, en les étoffant de nombreux détails en vue de leur entretien. Je savais ce que l’agent de protection chercherait à savoir, mais ils en avaient assez que je les exhorte à se rappeler ces mauvais souvenirs. Ils tenaient simplement à dire que la vie est très difficile pour les populations indigènes, car leur connaissance de base en espagnol ne leur permettait pas d’être considérés comme des membres à part entière de la société. Le mam n’est pas enseigné à l’école au Guatemala, et tout le monde ou presque regarde ceux qui le parlent de haut. Ils étaient ravis qu’une licenciada (une diplômée d’université) s’intéresse à leur culture. Nous avons passé quasiment une heure à chercher leur petit village sur Google Earth, zoomant jusqu’à apercevoir des images de leur environnement et des habitants. À mesure que les images défilaient à l’écran, ils appelaient les gens par leur nom et s’exclamaient: « C’est ma tante! » ou: « C’est mon cousin! » Reconnaître leurs proches leur faisait monter les larmes aux yeux, mais se sentir reconnus – vus par le monde et pas seulement rejetés comme des criminels sans visage – les a fait pleurer de joie.

Des femmes m’ont raconté que certaines personnes, qui n’avaient pourtant presque rien, avaient fait preuve d’une grande générosité envers elles. Une cliente d’une de mes collègues a été kidnappée avec sa fille et un homme par un gang alors qu’ils voyageaient vers le nord depuis le Guatemala. Leurs kidnappeurs leur ont dit d’appeler leur famille, exigeant 2000 dollars par personne pour leur libération. Cette femme était persuadée que sa fille et elle allaient mourir. Sa famille avait vendu, hypothéqué et emprunté tout ce qu’elle pouvait pour payer leur voyage. Elles n’avaient jamais rencontré l’homme avec lequel elles avaient été kidnappées. Elle l’a regardé appeler sa famille. « Ils demandent 6 000 dollars pour me libérer », leur a-t-il dit. Avec ce coup de fil, il a sauvé trois vies. En arrivant à la frontière américaine, ils ont pris des chemins séparés et elle ne l’a jamais revu, n’a même jamais su son nom de famille.

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Une autre de mes clientes s’est révélée être une héroïne d’un genre différent. Après avoir défié des gangs qui essayaient de lui extorquer de l’argent dans son pays, elle s’est enfuie vers le nord avec son fils et s’est fait attraper à la frontière américaine. On lui a arraché son fils de force et on a fait pression sur elle pour qu’elle signe des documents et renonce à ses droits. Elle ne s’est pas contentée de refuser de signer, elle a aussi pris beaucoup de risques pour rétorquer aux agents de l’ICE: « Vous n’avez pas eu besoin de ma signature pour m’enlever mon fils. Pourquoi en auriez-vous besoin pour me le ramener? » Suite à quoi, elle a incité toutes les femmes dans la pièce à ne pas signer. « C’est un piège! » les a-t-elle prévenues haut et fort. Elle a pris soin de noter le nom et le numéro de téléphone de toutes ses codétenues. Quand j’ai travaillé avec elle, elle me demandait souvent si elle pouvait appeler les proches d’une de ces femmes pour les avertir de sa détention ou voir si elle avait réussi à atteindre sa destination. Chaque jour que j’ai passé à Dilley, cette cliente emmenait une autre femme avec elle dans la caravane de l’assistance juridique, tentant de s’assurer que tout le monde était bien représenté, mobilisant une communauté naissante. Elle est l’incarnation même du genre de sollicitude, de compassion et de courage dont notre pays a besoin.

Toutefois, tout ce qu’on m’a raconté n’était pas si positif. Sans exception, les femmes ont décrit des traitements cruels et dégradants de la part des agents de l’ICE au centre de traitement de service de Port Isabelle, près de Brownsville, au Texas. Une femme diabétique qui n’avait pas reçu d’insuline depuis plus d’une semaine a osé demander une assistance médicale, infraction pour laquelle on l’a entièrement déshabillée et mise à l’isolement. Toutes confient qu’on leur a donné des coups de pied, hurlé dessus, passé les menottes aux poignets et aux chevilles puis intimé de courir. Elles décrivent le froid et l’humiliation de n’avoir eu aucune intimité, même aux sanitaires, pendant les semaines où elles sont restées enfermées. Les gardiens donnaient aussi des coups de pied aux enfants, leur hurlaient dessus, les aspergeaient d’eau et les réveillaient plusieurs fois par nuit, soi-disant pour pouvoir les compter.

Mais il y avait pire encore que leurs conditions de détention: la cruauté affective infligée à ces familles. La séparation des femmes et de leurs jeunes enfants s’est effectuée par la force (en arrachant les petits des bras de leur mère) ou par la tromperie (en disant aux femmes qu’on emmenait leurs enfants pour les laver ou les soigner). On leur répétait sans cesse qu’elles ne les reverraient jamais, et on disait aux bambins d’arrêter de pleurer sous peine de ne jamais revoir leur mère. Après avoir été expédiés à l’autre bout du pays en secret, ils ont subi de nouvelles formes de cruauté: « Tu vas être adoptée par une famille américaine », a-t-on dit à une petite fille. Certains étaient obligés de nettoyer les refuges dans lesquels ils séjournaient: s’ils s’y refusaient, ils risquaient d’être mis à l’isolement (el poso). Pour atténuer leur anxiété et les signes de dépression qu’ils présentaient, on leur a donné des psychotropes sans autorisation parentale. Un petit a été opéré de l’appendicite: il était seul et réclamait sa maman, mais personne n’en a tenu compte, et sa mère n’en a été informée que bien plus tard.

L’incertitude dans laquelle ces femmes sont restées pendant plusieurs mois, attendant d’être fixées sur leur sort, frôle la torture psychologique. Les décisions semblent arbitraires et beaucoup d’efforts sont déployés pour laisser les femmes, leurs avocats, et surtout la presse, dans l’ignorance quant aux actions du gouvernement et à la justification de ses décisions. Après avoir reçu une réponse positive lors de son entretien « credible fear », une des femmes avec lesquelles j’ai travaillé a reçu un bracelet électronique. L’officier en charge de sa demande d’asile avait jugé que sa crainte de retourner dans son pays était justifiée et lui avait accordé la liberté le temps de la procédure. Après avoir franchi cet obstacle, elle est montée à bord d’un bus avec d’autres femmes sur le point d’être libérées mais, au dernier moment, on lui a dit que son bracelet électronique avait besoin d’une nouvelle pile. On lui a donc enlevé, suite à quoi on l’a envoyée dans un nouveau centre de détention sans autre forme d’explication. Une journaliste qui essayait de couvrir ces histoires de séparation m’a raconté qu’elle avait tenté de suivre une camionnette remplie de prisonnières qui devaient retrouver leurs enfants. Elle voulait les interviewer. L’ICE a d’abord envoyé deux faux convois dans différentes directions avant de faire partir la camionnette qui transportait réellement les détenues. Celle-ci a foncé à toute allure sur une grande route, grillant les feux rouges, pour la distancer. Tout est fait pour que le public ne sache pas ce qui se passe.

Les atrocités que ces femmes fuyaient sont presque trop choquantes pour en faire le récit. De toutes celles avec lesquelles je me suis entretenue, une seule n’a pas parlé de viol. Les agressions sexuelles que m’ont décrites ces femmes impliquaient souvent des auteurs multiples, l’utilisation d’objets lors de la pénétration, et des menaces, des railleries et des brimades à répétition après le viol. Une mormone avec laquelle j’ai travaillé arrivait à peine à prononcer le mot « viol », et encore moins à raconter ce qui était arrivé aux membres de sa famille ou de sa communauté. Son adorable fille, extrêmement calme, ne savait rien de l’agression ni des hommes qui suivaient sa mère au supermarché, en lui promettant de revenir. Aucune de ces femmes n’avait confiance en la protection de la police, gangrénée par les gangs, et les dépôts de plaintes étaient suivis d’humiliation et de menaces. Dans une écrasante majorité, elles fuyaient avec leurs filles, en dépit des risques accrus pour elles lors du voyage, car elles savaient ce qui les attendait si elles les laissaient derrière elles. Parfois, c’était leur mari ou leur compagnon qui les violait ou les battait, et rentrer chez elles leur assurait une mort certaine. Or, conformément aux nouvelles directives émises par Jeff Sessions, le ministre de la Justice américain, la violence conjugale n’est plus un critère d’attribution de l’asile.

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Pendant mon séjour à Dilley, deux choses ont rendu l’objet de ce centre de détention limpide à mes yeux. La première a été l’échange que j’ai eu avec un employé du centre qui faisait la queue avec moi devant le détecteur de métaux le lundi matin. Je lui ai demandé si son boulot était stressant, et il m’a assuré que non. Chaque jour, il effectuait un trajet d’une heure vingt, parce que c’était le travail le mieux payé qu’il avait pu trouver. Ce qu’il faisait ne lui posait aucun problème: « Ces gens ont de la chance », m’a-t-il assuré. « Ils ont des vêtements gratuits, de la nourriture gratuite et la télé gratuite. Moi, je ne peux même pas me payer le câble. » Je n’ai pas eu la présence d’esprit de lui demander s’il troquerait sa liberté contre le câble, mais ses réponses m’ont clairement montré que l’économie de cette partie rurale du Texas dépend des prisons. La seconde chose qui m’a fait apparaître le rôle de ce centre, c’était un panneau dans la caravane de l’assistance juridique. Accroché à côté du bureau où un gardien surveillait la porte, il disait: « Notre cours en Bourse aujourd’hui », avec un espace libre à côté où quelqu’un notait chaque jour le chiffre. La prison est tenue par une société à but lucratif, qui gagne de l’argent pour ses actionnaires en incarcérant des femmes et des enfants. Il est important de souligner que ce projet d’internement cruel a un coût exorbitant. L’ICE estime les coûts d’incarcération à 133 dollars par personne et par jour, alors que le gouvernement pourrait les surveiller avec un bracelet électronique pour seulement 10 à 15 dollars. Pour l’essentiel, nous avons effectué un transfert d’argent considérable des contribuables aux détenteurs du capital de ces centres privés, et les femmes et les enfants que j’ai rencontrés en sont les victimes collatérales.

Cela fait maintenant près d’un mois que je suis rentrée chez moi. J’arrive enfin à dormir sans voir le visage de mes clientes dans mes rêves ou revivre leur histoire dans mes cauchemars. Je n’ai jamais serré si fort ma famille que l’après-midi de mon retour, debout sur le trottoir, en larmes, avec ma fille de sept ans dans les bras. Je reste en contact permanent avec les autres bénévoles: nous parlons de l’actualité de la détention des familles, et des faits marquants de nos vies personnelles. Mais j’attends toujours le premier coup de fil d’une de mes clientes. J’ai donné mon numéro à toutes les femmes avec lesquelles j’ai travaillé et leur ai fait promettre de m’appeler à leur libération. J’ai même dit à la mormone que je prierais avec elle. Personne ne m’a appelée.

Je parcours le courriel envoyé par le Dilley Dispatch, qui donne des nouvelles du travail acharné sur le terrain aux avocats et bénévoles. Cette semaine, l’équipe a effectué 379 admissions de nouvelles clientes et six de familles réunies. Il y a eu trois déportations (deux étaient illégales et une a été annulée par un procès de l’Union américaine pour les libertés civiles). Les familles déportées comptaient-elles parmi celles avec lesquelles j’ai travaillé? Qu’est-il advenu de la femme qui parlait le mam et de son courageux fils, de celle qui mobilisait la communauté et disait en blaguant qu’elle viendrait me rendre visite, de la mormone et de sa fille à la voix calme et posée? Sont-ils en sécurité chez leurs proches en Californie, en Caroline du Nord ou dans l’Ohio? Dans le cas contraire, je ne peux imaginer la violence et la pauvreté qui les attendent. Cette idée m’est insupportable. Je n’ai d’autre choix que de continuer à espérer qu’avec les bons avocats, certaines peuvent trouver refuge ici, commencer une nouvelle vie ici, et que notre pays va finir par se montrer à la hauteur de ses promesses.

Ce blog, publié à l’origine sur le HuffPost américain, a été traduit par Laure Motet pour Fast for Word.

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